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La BCE pourrait devoir procéder à de nouvelles hausses de taux, estime Dolenc
information fournie par Reuters 08/10/2026 à 12:20

Le logo de la Banque centrale européenne

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par Balazs Koranyi

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait ‌être contrainte de continuer à relever ses taux directeurs face au risque d'une aggravation de l'inflation mais le ​moment et l'ampleur d'une telle mesure restent bien trop incertains pour pouvoir être prédits, a déclaré Primož Dolenc, membre du Conseil des gouverneurs de l'institution de Francfort et gouverneur de la banque centrale slovène.

La BCE peut également ​se montrer rassurée par la composition des données sur l'inflation, qui ne montrent qu'une répercussion limitée des coûts élevés de l'énergie sur les autres ​biens et services et ne laissent entrevoir aucun effet de ⁠second tour sur les salaires, a-t-il ajouté, lors d'un entretien accordé à Reuters.

La BCE a relevé ‌son taux de dépôt à deux reprises depuis le début de l'année, le portant à 2,5%, alors que l'inflation a bondi le mois dernier pour représenter pratiquement le double ​de l'objectif à moyen terme de 2% ‌de l'institution.

Ses responsables examinent désormais attentivement les données afin de déterminer dans quelle ⁠mesure un resserrement supplémentaire est nécessaire pour empêcher qu'une flambée des coûts énergétiques induite par le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, entré dans son huitième mois, ne s'ancre durablement.

"L'inflation durablement élevée que nous observons dans nos ⁠projections de septembre et ‌l'absence de résolution des conflits au Moyen-Orient, en Ukraine et ailleurs plaident en faveur ⁠d'un resserrement des taux directeurs", a déclaré Primož Dolenc. "Mais nous déterminerons quand et dans quelle mesure réunion après ‌réunion, en fonction des données qui nous parviendront", a-t-il insisté.

L'inflation en zone euro est désormais à ⁠3,8% sur un an, un niveau supérieur aux attentes, mais cette hausse est ⁠largement alimentée par l'énergie, ‌un indicateur volatil, tandis que les chiffres sous-jacents laissent entrevoir une tendance plus rassurante.

"L'inflation sous-jacente est restée relativement stable, ​ce qui suggère une répercussion limitée sur les composantes ‌sous-jacentes de l'inflation, en particulier les services", a expliqué Primož Dolenc.

"Un comportement plus stable de l'inflation sous-jacente offre une certaine assurance quant ​au fait que les pressions inflationnistes plus générales restent maîtrisées", a-t-il dit.

Il a toutefois fait valoir que les risques penchaient en faveur d'une hausse des prix. Ceux de l'énergie pourraient encore augmenter, tandis que les ⁠faibles niveaux de stocks de gaz naturel à l'approche de l'hiver sont préoccupants, car toute hausse des prix de gros du gaz se répercute plus rapidement sur les prix de détail, a-t-il prévenu.

Les prix des denrées alimentaires pourraient également augmenter sous l'effet combiné de la hausse des coûts de production, des sécheresses et du phénomène El Niño. En outre, les solides performances économiques observées en zone euro constituent en elles-même un risque inflationniste ​potentiel.

(Balazs Koranyi; version française Claude Chendjou)

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